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Réponses à un journaliste de l'Est républicain

Qui êtes vous, Jacques FAIVRE ?

 

Je suis le maître d'Aïkido du dojo de Laneuveville où j'enseigne cette discipline depuis 2004 ; je suis né le 19 février 1953 (65 ans) à Eloyes dans les Vosges. Je pratique l'Aïkido depuis 1978 et l'enseigne depuis plus de 35 ans à titre totalement bénévole.

 

Quelle est votre situation professionnelle en dehors des cours dont vous assurez la charge ?

 

Je suis actuellement en retraite depuis Janvier 2018 mais je continue d’exercer des missions de conseils et de formation notamment dans le domaine de la transition écologique. Je suis Pyschosociologue de formation et initié à la psychanalyse à l’école freudienne de Paris avec Jacques LACAN (années 70). Entre 1980 et 2018, j’ai créé et dirigé plusieurs entreprises - gestion de ressources humaine (A3C), mobiliers urbains de communication (FACICOM Sa) , systèmes de gestion et de protection de places de parking (Technolia international SA), Conseil en stratégie d’entreprise (JFConseil ), Bureau d’etude en matière de rénovation énergétique (SAVECOM SCIC) ; j’ai aussi occupé des fonctions de cadre dirigeant à France télécom multimédia et auprès de Monsieur Jean-Claude DECAUX (Mobilier urbain). Toutes mes entreprises et fonctions m’ont amené à inventer et à produire des systèmes innovants. La pratique de l’aikido a, sans aucun doute, largement contribué à la réussite de mes entreprises et notamment dans la conception et la direction stratégique de celles-ci.

 

Depuis quand et où avez-vous enseigné et enseignez-vous l'aïkido aujourdhui ?

 

J’ai commencé l’aikido en 1978 . A cette époque, je me relevais d’une grave maladie qui m’avait quasiment paralysé pendant 2 ans en atteignant, entre autre, toutes mes articulations. La médecine chinoise m’avait permis de retrouver une forme suffisante pour reprendre une activité physique quand la médecine officielle était impuissante. Cette activité a largement contribué à ma guérison complète. L’intérêt que j’ai alors porté aux arts orientaux m’a conduit vers l’Aikido ; ceci représentait une gageure puisque la souplesse semblait alors une qualité requise pour sa pratique (j’ai appris, plus tard, que ce n’était qu’une appréciation eronée ; La souplesse est une conséquence de la pratique mais ne constitue nullement une condition préalable).

C’est en 1982 que j’ai commencé à enseigner en tant que Shodan (1er dan = débutant). J’ai ainsi assuré des cours à Tomblaine (mon premier dojo) et dans quelques dojos lorrains, puis en région Parisienne (Le Pecq, Bezon, Colombes) et enfin à Laneuveville depuis 2004.

J’ai eu l’occasion de pratiquer, dès le début, avec plusieurs maîtres, formés par le fondateur de l’aikido Morihei UESHIBA ( TAMURA, KANAI, KOBAYASHI, YAMADA,SUGANO,SUGANUMA, SUGA ) mais c’est sans conteste l’enseignement de Maître TAMURA que j’ai suivi pendant plus de 10 ans et celui d’Alain PEYRACHE depuis 1986  (dont je suis encore l’élève aujourd’hui) qui ont construit mon aikido. (voir : http://www.aikido-54-nancy.com/fr/60/21/alainpeyrache.html )

 

 

Quelle est votre méthode d’enseignement ?

 

Mon enseignement s’inscrit dans la lignée du fondateur de l’aikido – Morihei UESHIBA – transmis par ses élèves Nobuyoshi TAMURA et Alain PEYRACHE. C’est ce qui définit un enseignement traditionnel qui ne peut se faire que de Maître à élèves comme tout art traditionnel ( par analogie : maître verriers, Maître de compagnonnage...). L’aikido se pratique dans un dojo (http://www.aikido-54-nancy.com/fr/47/21/dojo.html ) ; les cours sont assurés par le maître aidé de ses assistants (ushi deshi) – il n’y a pas de cours débutant/anciens ...etc , tout le monde pratique quelques soient, ses capacités, son niveau ou son ancienneté . Ce que je montre  permet aux plus gradés de progresser et il leur appartient de répercuter cet enseignement en l'adaptant aux plus novices ; c’est d’ailleurs en enseignant à ce niveau que l’on peut progresser soi-même – Maître TAMURA disait : «  ce qu’on reçoit, il faut le redonner si on veut progresser en aikido ». il appartiendra, à mes élèves, de poursuivre cette transmission.

 

Selon vous, qu'apporte principalement cette discipline à celles et ceux qui ont choisi de la pratiquer ?

 

Les apports de l’aikido sont proportionnés à l’engagement que l’on consent et à ce que l’on recherche. Des les premiers cours on constate  que sans s’en rendre compte, on mobilise beaucoup de muscles dont on ignorait l’existence ; le premier apport est un entretien physique.Ensuite, on réalise une veritable rencontre avec autrui en nouant des relations de confiance et de dépassement de l’adversité ; le deuxième apport prend donc une dimension sociale. Ce faisant, on gagne en confiance et on craint moins l’autre ce qui, incidemment, peut permettre de moins appréhender et mieux gérer des situations d’agression. En approfondissant sa pratique avec la maîtrise des techniques, on découvre une dimension plus énergétique à travers les positions du corps, l'appréciation des distances, les déplacements et le contrôle des respirations ; on réalise ainsi des capacités insoupçonnées en terme de puissance. C’est cette dimension qui permet de pratiquer l’aikido pendant toute une vie. Enfin, quand on pratique suffisamment longtemps avec application, on voit l’aikido déborder de son cadre formel pour inspirer de nombreuses situations de vie et apporter des réponses en terme d’art de vivre ; j’ai personnellement constaté combien l’aikido avait pu me permettre de mieux gérer mes entreprises, de mieux réagir à des situations conflictuelles,  voire de faire face à des situations extrêmes, notamment en montagne, quand je pratiquais l’alpinisme. L’aikido vous apporte cette nécessaire décontraction positive, limite toutes ces crispations génératrice de blocage et de conflit.

 

A Laneuveville, quels sont les cours dont vous assurez la charge ? à qui s’adressent-ils ?

 

J’assure les cours du mardi ( Laneuveville-la Madeleine) auxquels participent nécessairement tous mes ushi deshi (assistants) et notamment ceux qui enseignent dans d’autres dojos ( Tomblaine, Jeandelaincourt ...) ; de temps en temps, je vais assurer un cours dans un autre de mes dojos et il m’arrive aussi d’assurer des stages dans d’autres régions.

Comme j’ai pu le dire plus haut, mes cours s’adressent à tous, sans aucune distinction. Mais ils sont obligatoires pour mes assistants, tant qu’ils assurent des enseignements et ce afin de leur permettre de progresser comme j’ai pu le faire dans une transmission de maître à élève, et devenir eux-même, maître de leur dojo.

 

Quels sont en dehors de l'aïkido vos principaux centres d’intérêt ?

 

J’affectionne particulièrement les choses en rapport avec la nature : les animaux, les plantes, et tout ce qui nous met en relation avec notre environnement si riche et malheureusement, si menacé : randonnées en montagne, jardin, cuisine et gastronomie ... et, bien entendu, dans ce contexte, les temps précieux de rencontre et d’échange avec ma famille et mes amis.